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Prix Renaudot 2026 : François-Henri Désérable sacré pour « Le Palais »

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François-Henri Désérable a reçu le prix Renaudot 2026 le mardi 3 novembre pour « Le Palais », publié chez Gallimard. Le vote s'est joué à six voix contre quatre face à David Djaïz.

Prix Renaudot 2026 : François-Henri Désérable sacré pour « Le Palais »
Image: Galliwiki, CC BY-SA 4.0

Une victoire à six voix contre quatre

C'est dans la foulée du Goncourt que le prix Renaudot a rendu son verdict, ce mardi 3 novembre, chez Drouant à Paris. François-Henri Désérable l'emporte pour « Le Palais », paru chez Gallimard le 20 août 2026 (416 pages, 23 euros) [1] [4]. Selon ActuaLitté, le jury l'a préféré à David Djaïz, finaliste avec « La Méthode » (Stock), par six voix contre quatre. Le site ne détaille pas de tours de scrutin [1].

Le jury est présidé par Frédéric Beigbeder. Il compte aussi Mohammed Aïssaoui, Dominique Bona, Patrick Besson, Georges-Olivier Châteaureynaud, Franz-Olivier Giesbert, Cécile Guilbert, Stéphanie Janicot, Jean-Marie Gustave Le Clézio et Jean-Noël Pancrazi [1].

L'édition a une saveur particulière. Le prix fête son centenaire : il a été fondé en 1926 par dix journalistes et critiques littéraires qui attendaient la proclamation du Goncourt [1] [3]. Le même jour, le Goncourt 2026 est allé à Philippe Jaenada pour « L'inconnue du quai de Javel » [1]. Désérable succède à Adélaïde de Clermont-Tonnerre, lauréate 2025 pour « Je voulais vivre » (Grasset) [1].

« Le Palais » : un roman sur le vin et ses grands crus

Le héros s'appelle Arun Kumar. Enfant indien, il est adopté à huit ans par un couple installé à Beaune, en Bourgogne, et découvre le vin dans le restaurant de sa famille d'accueil [5]. Son palais exceptionnel secoue le monde des grands crus, où le nom d'un domaine peut valoir une fortune. Un procès à Dijon pèse sur son avenir [5].

ActuaLitté y voit un mélange de chronique bourguignonne, de roman d'apprentissage et de réflexion sur l'authenticité dans le vin [5]. Son compte rendu de la proclamation résume le parcours du personnage des bidonvilles de Delhi aux vignobles de Bourgogne, puis aux États-Unis, dans un récit où la frontière entre génie et escroquerie reste fragile [1].

Le livre figurait dès la première sélection du jury, publiée le 3 septembre parmi dix-sept romans [3]. Il a ensuite passé la liste de finalistes du 28 octobre, qui ne retenait plus que six romans [2].

Les finalistes et l'essai

Cinq autres romans restaient en lice pour le prix du roman : « La Méthode » de David Djaïz (Stock), « Stay Free » de Patrice Jean (Le Cherche Midi), « Un corps indocile » d'Osvalde Lewat (Philippe Rey), « Eugénie sous les bombes » d'Anne Percin (Buchet-Chastel) et « Heures sauvages » de Marie Petitcuénot (Héloïse d'Ormesson) [2].

Côté essai, le jury a couronné deux livres ex aequo : le « Dictionnaire amoureux du bonheur » de Jean-Paul Enthoven (Plon) et « L'Odyssée de l'Odyssée » de Christophe Ono-dit-Biot (Grasset). Olivier Rolin (« La Guerre éternelle », Gallimard) et Joy Sorman (« La Vie brute », Flammarion) restaient derrière eux [2] [1].

La sélection a connu des remous. Selon ActuaLitté, « C'était ça ou mourir » de Thélyson Orélien (Grasset), maintenu le 7 octobre malgré des soupçons de recours à l'IA et des accusations de plagiat, a disparu de la liste du 28 octobre [1]. Le même article rapporte aussi que le philosophe Frédéric Schiffter dénonçait des emprunts dans le livre d'Enthoven, qui disait l'avoir peut-être trop peu cité [1].

Qui est François-Henri Désérable

Selon ActuaLitté, l'écrivain est né à Amiens en 1987. Il a consacré une partie de sa jeunesse au hockey sur glace avant de faire des études de droit [1].

Ses livres précédents : « Tu montreras ma tête au peuple » (2013), « Évariste » (2015), « Un certain M. Piekielny » (2017, présent dans les sélections du Goncourt et du Renaudot), « Mon maître et mon vainqueur » (Gallimard, 2021), « L'Usure d'un monde. Une traversée de l'Iran » (2023) et « Chagrin d'un chant inachevé » (2025) [1]. « Mon maître et mon vainqueur » avait obtenu le Grand Prix du roman de l'Académie française. Le Renaudot arrive donc cinq ans après cette distinction [1].

Le calendrier de la saison

Le jury a dévoilé sa première sélection le 3 septembre : dix-sept romans et neuf essais. Une deuxième liste a suivi le 7 octobre, puis la liste finale le 28 octobre, avec six romans et quatre essais [3] [1]. Livres Hebdo précise qu'« Eugénie sous les bombes » d'Anne Percin manquait au communiqué initial du jury et a été ajouté le jour même [3].

Gallimard place ainsi deux titres dans la sélection finale de la saison, « Le Palais » en roman et « La Guerre éternelle » d'Olivier Rolin en essai [2]. Un prix Renaudot de poche a aussi été décerné à Jean-Christophe Buisson pour « Complètement à l'Est ! » (Perrin, collection Tempus) [1].

Sources

  1. Prix Renaudot 2026 : François-Henri Désérable couronné, ActuaLitté (3 novembre 2026)
  2. Les finalistes du prix Renaudot 2026, Livres Hebdo (3 novembre 2026)
  3. Grands prix d'automne 2026 : la première sélection du prix Renaudot, Livres Hebdo (3 novembre 2026)
  4. Le prix Renaudot 2026 attribué à François-Henri Désérable pour "Le palais", La DH / Belga (3 novembre 2026)
  5. Le Palais : quand François-Henri Désérable fait du vin une grande aventure romanesque, ActuaLitté (3 novembre 2026)