Radiothérapie après mastectomie : un traitement plus court testé sur 898 femmes
Un essai de phase III publié dans le Journal of Clinical Oncology compare une radiothérapie de 16 séances, sur environ trois semaines, à une radiothérapie classique de 25 séances, sur cinq semaines [s:ascopost-rt-charm-2026] [s:curetoday-rt-charm-2026]. Selon les auteurs, le traitement plus court est sûr et non inférieur au traitement classique [s:curetoday-rt-charm-2026].

Une étude publiée dans le Journal of Clinical Oncology porte sur la durée de la radiothérapie après une mastectomie chez les femmes qui ont une reconstruction mammaire. Le traitement testé dure environ trois semaines, contre cinq pour le schéma classique [1] [2]. L'article en ligne date du 12 octobre 2026, et les premiers résultats avaient été présentés en 2024 [2] [3].
Ce que comparent les deux bras de l'essai
L'essai, nommé RT CHARM, est dirigé par Matthew Poppe, du Huntsman Cancer Institute [1]. Il est enregistré sous le numéro NCT03414970 dans la base ClinicalTrials.gov [4].
Le bras court reçoit 42,56 Gy en 16 séances, sur environ trois semaines. Le bras classique reçoit 50 Gy en 25 séances, sur cinq semaines [1] [2]. Les patientes ont été réparties au hasard, à parts égales, entre les deux schémas [1]. Sur 898 femmes inscrites, 825 ont été retenues pour l'analyse principale, dont 422 dans le bras court et 403 dans le bras classique [1].
Le critère principal est le taux de complications de la reconstruction mesuré sur 24 mois [2].
Les résultats publiés
À 24 mois, 12,3 % des femmes du bras court ont eu une complication de reconstruction, contre 10,2 % dans le bras classique. Il s'agit de 52 cas sur 422 et de 41 cas sur 403 [1]. Les auteurs jugent le traitement court sûr et non inférieur au traitement classique [2].
Pour la récidive locorégionale, qui concerne la paroi thoracique ou les ganglions voisins, le taux est de 1,5 % dans le bras court et de 2,2 % dans le bras classique à trois ans. La différence n'est pas statistiquement significative [1] [2]. La survie sans récidive locorégionale atteint 97,0 % dans le bras court et 96,2 % dans le bras classique [1]. Le suivi médian est de 3,9 ans [1].
Les résultats ont été présentés le 30 septembre 2024 au congrès annuel de l'ASTRO, avec Matthew Poppe comme auteur principal [3]. Les chiffres présentés alors étaient différents. Ils faisaient état de 14 % de complications dans le bras court contre 12 % dans le bras classique, et de 2,3 % de récidive à trois ans contre 1,5 % pour le bras court [3]. Cette fiche retient les chiffres de la publication de 2026.
Ce qu'il faut suivre
Cette étude porte sur un groupe de femmes, pas sur une patiente en particulier. Elle ne dit pas quel schéma convient à une situation donnée, et le choix du nombre de séances relève de l'équipe qui suit la patiente.
Le point à surveiller est l'écart entre les deux présentations. Les chiffres de 2024 et ceux de 2026 ne coïncident pas, et les résumés de presse disponibles ne détaillent pas tous les mêmes données [3] [1]. Le texte intégral de l'article doit servir de référence pour les chiffres.
Sources
- Phase III RT CHARM Trial Supports Shorter Postmastectomy Radiation Therapy After Breast Reconstruction, ASCO Post (28 octobre 2026)
- 3 Weeks of Breast Radiation as Safe as 5 for Reconstruction, CURE (28 octobre 2026)
- Hypofractionation vs Conventional Fractionation in Patients With Breast Cancer Planning Breast Reconstruction, ASCO Post (28 octobre 2026)
- NCT03414970 (Alliance A221505, RT CHARM), ClinicalTrials.gov (28 octobre 2026)